Deux voltages. John Deere propose deux prises de 230 et 400 volts pour alimenter un outil attelé ou un poste à souder.

Pour entraîner un outil animé derrière le tracteur, il n'y a pour le moment que deux possibilités : mécanique avec la prise de force et hydraulique avec les distributeurs ou une centrale indépendante.

Ces deux solutions offrent l'avantage de transmettre une puissance importante à l'outil mais sont directement liées au régime moteur, ce qui provoque des petites variations dans la vitesse d'entraînement.

Un effet sans conséquence pour une herse rotative mais qui peut avoir son importance lorsque l'outil requiert de la précision, comme dans le cas d'un distributeur d'engrais ou d'une tonne à lisier. L'entraînement électrique trouve alors tout son intérêt.

Objectif : régularité

Utilisée dans des applications ne nécessitant qu'une très faible puissance comme l'entraînement des semoirs monograines, l'électricité peut maintenant travailler avec des engins plus puissants.

John Deere est le premier constructeur à s'être lancé sur ce marché, avec l'option E-Premium sur les 7430 et 7530 commercialisée depuis 2009.

L'idée est d'alimenter divers organes électriques, dont la climatisation et le ventilateur, à partir d'une génératrice logée dans le compartiment du moteur.

L'électricité produite par la génératrice allège la charge du moteur et permet de réaliser des économies de carburant.

En outre, le tracteur est muni de deux prises de 230 et 400 volts à l'arrière, près du bloc hydraulique, afin d'opérer avec différents outils, voire de travailler à poste fixe avec certains appareils d'atelier.

Belarus, le constructeur de Minsk (Biélorussie), n'est pas en reste avec un tracteur de 300 ch équipé d'une génératrice électrique capable de délivrer jusqu'à 172 kW pour une utilisation à l'extérieur du tracteur.

Cette électricité peut alimenter un outil attelé ou la prise de force avant du tracteur. D'autres constructeurs leur emboîtent maintenant le pas, notamment New Holland avec son tracteur électrique alimenté à l'hydrogène.

Outils portés et traînés : une offre limitée

Les constructeurs d'outils se montrent encore très frileux et hésitent à développer des modèles à entraînement électrique.

L'essentiel de l'offre actuelle se trouve dans le domaine du distributeur d'engrais mais les perspectives sont encourageantes.

  

par Sébastien Chopin, Henri Etignard et Corinne Le Gall (publié le 9 juillet 2010)