L'Institut national de la consommation (INC) a révélé dans son enquête, parue dans 60 Millions de consommateurs de janvier 2006, la présence de traces de pesticides non autorisés dans des fruits et légumes vendus en France mais pas forcément originaires de l'Hexagone.

Cette étude a porté sur 150 lots de douze fruits et légumes et 88 substances ont été recherchées. Résultat : des matières actives non autorisées, comme le dialifos sur la salade et le raisin, l'endosulfan et l'iprodione sur les épinards mais aussi le phosmet sur les pêches ou le vinchlozoline sur les carottes. Des limites maximales de résidus autorisés (LMR) seraient dépassées. Des résidus multiples auraient aussi été détectés, certains lots en contenant jusqu'à huit sortes différentes.

60 Millions de consommateurs conclut toutefois que ' la présence éventuelle de résidus de pesticides ne remet pas en cause l'intérêt de consommer des fruits et légumes, bons pour la santé '.

L'interprofession des fruits et légumes (Interfel) a répliqué que les dépassements de LMR peuvent s'expliquer par ' l'absence d'harmonisation de l'homologation des pesticides en Europe. Certains lots de fruits et légumes vendus en France peuvent présenter des traces de résidus interdits sur le territoire, mais autorisés dans leur pays d'origine '. Interfel précise aussi qu'aucune étude scientifique n'a mis en évidence un lien entre la présence de résidus multiples et un risque pour la santé. De plus, près de 95 % des échantillons étudiés sont conformes aux normes.

Sur la présence de substances interdites, Interfel rappelle que ' l'utilisation de produits non autorisés correspond à des mauvaises pratiques agricoles ' qui sont sanctionnées par les autorités compétentes.