Entre 2000 et 2005, une équipe de l'Afssa a suivi cinq ruchers répartis dans cinq départements (Eure, Gard, Gers, Indre, Yonne). Certains éléments de son rapport mettent à mal les hypothèses souvent avancées par les apiculteurs : « Ni au cours de miellées de tournesol, ni à aucun autre moment de la saison apicole (à l'exception d'un cas), nous n'avons constaté de mortalités ou de dépopulations...
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Entre 2000 et 2005, une équipe de l'Afssa a suivi cinq ruchers répartis dans cinq départements (Eure, Gard, Gers, Indre, Yonne). Certains éléments de son rapport mettent à mal les hypothèses souvent avancées par les apiculteurs : « Ni au cours de miellées de tournesol, ni à aucun autre moment de la saison apicole (à l'exception d'un cas), nous n'avons constaté de mortalités ou de dépopulations massives de ruches, indique Jean-Paul Faucon, chef de l'unité pathologie de l'abeille à l'Afssa. Dans le cas unique où nous avons constaté une mortalité massive d'abeilles, la recherche de résidus de produits phytosanitaires dans les abeilles mortes a montré la présence d'endosulfan (insecticide grandes cultures, arbres fruitiers et légumes) et de fluvalinate (insecticide arbres fruitiers, mais aussi produit de traitement du varroa, parasite des abeilles) ».

L'Afssa a aussi constaté la présence de résidus de produits phytosanitaires d'origine agricole dans la cire, le miel et le pollen : imidaclopride, fipronil, endosulfan, deltaméthrine et parathion-méthyl entre autres. « Les teneurs moyennes des résidus de pesticides trouvées dans les pelotes de pollen en 2003 n'ont jamais excédé 1 mg/kg [...] Mais ces résidus pourraient avoir engendré des effets sublétaux ». L'agence a aussi trouvé des résidus de produits de traitement de la varroase : coumaphos (non homologué) et fluvalinate.

Les auteurs du rapport font par ailleurs état de pratiques apicoles inadaptées, et notamment l'utilisation de produits non homologués pour le traitement de la varroase. Enfin, ils parlent de troubles qui pourraient découler d'un manque de nourriture : « Les ruchers situés dans des zones de grandes cultures étaient soumis à une longue période de disette entre les miellées de colza et de tournesol. L'activité des reines en aurait été affectée, celles-ci s'arrêtant de pondre ».

Pas de commentaires du côté de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) qui tenait une conférence de presse mardi 13 février. Son mot d'ordre reste la plus grande vigilance par rapport à la procédure de réhomologation européenne du fipronil et de l'imidaclopride et face à l'arrivée de nouvelles matières actives. Le syndicat apicole poursuit par ailleurs son programme national « L'Abeille, sentinelle de l'environnement », une action de sensibilisation qui s'appuie sur l'installation de ruches en milieu urbain et sur de la communication auprès du grand public.

Téléchargez le Rapport de l'Afssa sur les abeilles (source Le Figaro) (1.52 Mo).

Consultez le Site de l'Unaf

par Rémy Serai