1. Assistance. Le Valtra possède plusieurs systèmes qui facilitent la conduite, comme le coupleur ou le système d'AutoTraction.

2. Programmation. Le bouton placé sous l'inverseur sert à programmer toutes les fonctions de boîte.

3. Inversion. Le poste de travaille se retourne en quelques secondes pour se mettre en poste inversé.

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Lancé en version Tier 3 en 2005, le N 121 A est construit en Finlande et équipé d'un moteur maison Sisu. La version Advance était la plus perfectionnée jusqu'au lancement des Direct et Versu, à la fin de 2008.

Moteur: 6/10

Le Sisu de 4,4 litres a semblé increvable au labour. Sa grande réserve de couple pallie en partie le faible nombre de rapports sous charge de la transmission, tandis que le coupleur HiTrol évite de caler. Le régime descend à 650 tr/min lorsque le chauffeur actionne le frein à main. La puissance à la prise de force et au régime nominal est la deuxième de l'essai. De son côté, la puissance maximale sans Boost arrive en tête, avec 123 ch. En guise de surpuissance, le Sisu délivre un modeste Boost de 6 ch, uniquement au transport. Le point négatif est la consommation spécifique qui est la plus élevée du test, que ce soit à la prise de force ou en traction.

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Bruit: 6/10

En cabine, on a l'impression que la transmission et le moteur sont silencieux. Les mesures de la DLG montrent le contraire, avec 75 dB(A) mesurés. Le seul bruit réellement pénible est le claquement au niveau de la direction.

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Transmission: 6/10

Quatre rapports manuels et deux gammes se combinent à trois rapports sous charge pour délivrer 24 rapports en marche avant et autant en arrière, poste inversé oblige. Les deux gammes sont changées avec un petit levier placé derrière le levier de vitesses principal. La manipulation de ce dernier est la moins agréable de l'essai car la grille impose un mouvement peu naturel au bras. En revanche, l'inverseur tombe bien sous la main et fait preuve de beaucoup de souplesse.

Le passage des rapports sous charge peut être automatisé selon deux modes. En Auto 1, le changement des rapports s'effectue selon un réglage d'usine et le Valtra se conduit comme une voiture automatique. En Auto 2, le chauffeur choisit le régime moteur à partir duquel il souhaite monter ou tomber un rapport sous charge. Ce mode permet de sélectionner une conduite économique ou en puissance. Le seul bémol à ce système est sa programmation qui nécessite l'utilisation du bouton non identifié placé sous l'inverseur. Un autre automatisme proposé par Valtra est l'AutoTraction, qui désengage l'embrayage principal lorsque le régime et la vitesse d'avancement sont bas et que le chauffeur freine. Ce système fonctionne parfaitement et l'on s'habitue très vite à ne plus utiliser l'embrayage sur la route ou au chargeur.

Toujours parmi les originalités, Valtra propose un régulateur qui permet au chauffeur de choisir entre la mémorisation d'une vitesse d'avancement ou d'un régime moteur pour le travail à la prise de force.

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Sur la route: 7/10

La suspension de cabine classique et le pont avant Dana-Spicer offrent un bon confort à 40 km/h. Avec un rayon de braquage de 5,50 m, le Valtra n'est pas le plus maniable.

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Relevage: 8/10

La capacité de relevage est de loin la plus élevée du groupe, avec près de 6,5 tonnes. De même, la course des bras est la plus importante. Le contrôle d'effort répond fidèlement à une modification de réglage, mais cela influence aussi la profondeur de travail. Près de la vitre arrière se trouve un interrupteur qui permet de monter le relevage à sa position maximale. Une solution bien utile avec une remorque.

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Hydraulique: 9/10

Le circuit load-sensing alimente jusqu'à quatre distributeurs électrohydrauliques. Deux sont contrôlés par un petit levier en croix placé sur l'accoudoir. Il est le plus généreux du test, que ce soit en débit ou en puissance hydraulique. Un bouton placé en tête d'accoudoir sélectionne les sorties avant ou arrière. Un second bouton sélectionne l'une des trois mémoires. Dans l'une d'elles, le débit peut être réglé rapidement par paliers de 10, 50 ou 100%. Chaque distributeur peut être programmé individuellement en débit et temporisation à partir de l'ordinateur de bord.

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Prise de force: 5/10

Valtra ne propose que deux vitesses, à choisir au moment de l'achat entre 540, 540 E et 1 000 tr/min. La sélection du régime s'effectue sans difficulté, l'engagement est souple et rapide. Il est possible d'automatiser l'arrêt de la prise de force lorsque les bras se relèvent mais le réengagement doit être fait manuellement. Le seul moyen de gérer automatiquement le réengagement est de programmer une séquence de bout de champ.

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Cabine: 7/10

Ergonomie. Le N rompt avec l'image rustique de Valtra et propose une cabine moderne avec un ordinateur de bord.

Pensée pour les éleveurs. Longue et étroite, la cabine est conçue pour les éleveurs qui montent et descendent des dizaines de fois par jour : les deux portes à montant en acier s'ouvrent largement, le volant s'escamote totalement et l'accoudoir se bascule vers l'arrière. Cette dernière caractéristique permet d'utiliser la porte de droite aisément. Les espaces de rangement sont limités mais il y a suffisamment de place derrière le siège pour placer un sac réfrigéré. Le passager devra se contenter du petit siège à peine rembourré et d'un espace réduit.

Cette cabine à six montants offre une visibilité raisonnable sur l'avant et les côtés mais la vue sur l'attelage est partiellement obstruée par les différents organes hydrauliques. Comme tous les Valtra, le N 121 A dispose d'un poste inversable qui permet de travailler en poussant l'outil monté sur le relevage. Parmi les points négatifs de l'ergonomie, on note les commandes des phares qui sont disséminées en trois endroits différents. De même, certains boutons possèdent la même identification mais ont des fonctions différentes. Ainsi, le régulateur de vitesse est identifié comme le pont avant. En revanche, l'accoudoir dispose d'une bonne ergonomie et l'écran de contrôle placé à son extrémité est bien lisible.

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LE BILAN DE L'ESSAI

LES PLUS

LES MOINS

- Gestion originale de la transmission.

- Capacité de relevage élevée.

- Hydraulique très performante.

- Gourmand en carburant.

- Levier de vitesses peu ergonomique.

- Seulement trois rapports sous charge.

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par Corinne Le Gall (publié le 29 janvier 2009)