Depuis le mois de septembre 2016, un travail est engagé avec les professionnels agricoles et le ministère pour préparer le nouveau zonage des zones défavorisées simples qui s’appliquera à partir de 2018, en accord avec l’Europe.

Dans la Région Centre Val-de-Loire, le paysage soutenu est largement modifié : la Sologne (Loiret, Loir-et-Cher, Cher), où la déprise agricole est forte, n’entre plus dans le classement, alors que d’autres territoires avec de meilleures valeurs agronomiques se retrouvent en zonage défavorisé.

« Un sentiment d’injustice »

Un redécoupage qui ne plaît pas du tout aux éleveurs, à l’image de Bruno Verkest, éleveur laitier à Châtillon-sur-Loire (Loiret) et président de la section laitière de la FRSEA. « Si nous avons réussi à maintenir de l’élevage dans ces régions naturelles, par exemple dans le Giennois (Loiret) ou dans la Gâtine de Loches et de Montrésor, (Indre-et-Loire), c’est en partie grâce au soutien qu’apportent les zones défavorisées. Sans cette reconnaissance, il n’y a plus d’aide ICHN pour les éleveurs bovins allaitants ou ovins et depuis cette année, pour les laitiers. Alors que de nombreuses exploitations tentent d’augmenter la mise à l’herbe, elles se trouvent déclassées car leur commune est drainée ou parce qu’elles sont tout juste au-dessus de 1,4 UGB/ha ». Et d’ajouter : « Nous ressentons un sentiment d’injustice lorsque l’on voit des terres favorables passées en zone défavorisées. »

La FRSEA demande que les zones d’élevage restent classées, et que le Perche de l’Eure-et-Loir et le Perche du Loir-et-Cher, continuité du Perche de l’Orne, le soient également, au regard des grandes difficultés de la production laitière de cette zone.

Aude Richard