Cette convention formalise deux années de collaboration fructueuse entre les forces de gendarmerie et les distributeurs de matériels agricoles. « Les concessions sont des PME présentes sur le territoire rural dont nous avons la charge. Leur dispersion est source de vulnérabilité par rapport à la délinquance très organisée, responsable des vols », précise Pascal Collet.

De leur côté, les forces de gendarmerie s’engagent à réaliser des diagnostics au sein des entreprises et à apporter des conseils en matière de prévention par le biais de référents en sûreté.

Quant aux responsables de concessions et à leurs salariés, leur rôle est de prêter attention aux comportements suspects et à les signaler auprès de la gendarmerie. Sur ce point, un réseau d’alerte par mail fonctionne pour relayer l’information. « La rapidité de transmission de l’information est primordiale pour l’interpellation des auteurs. Nous sommes en veille permanente et nous devons impérativement les dissuader », souligne le lieutenant-colonel Pascal Collet.

« À terme, le but est d’étendre cette convention sur le territoire national »

« Au travers de cette convention d’un an renouvelable par tacite reconduction, nous voulons renforcer les actions mises en place. À terme, le but est d’étendre cette convention sur le territoire national. Nous allons informer les présidents départementaux du Sedima. Parallèlement, nous souhaitons que les constructeurs s’impliquent en optimisant la protection des matériels grâce à des clés codées, des systèmes de géolocalisation ou toute autre solution qui contribuerait à réduire les risques », appuie Raphaël Lucchesi.

Chez les concessionnaires, la prise de conscience se traduit par des investissements visant à prévenir les vols. Leur coût peut s’avérer justifié au regard du préjudice financier pouvant parfois mettre les entreprises en péril. Dans la Mayenne, aucun vol dans les concessions n’est enregistré depuis 2015. Selon le Sedima, environ 200 machines ont été volées l’an dernier en France.

Cécile Giamberini