« L’industrie bénéficie actuellement d’une amélioration des conditions du marché après que la pression de l’influenza aviaire (IA) a diminué, même si elle n’a pas complètement disparu », selon Nan-Dirk Mulder, analyste de la banque néerlandaise.

« Une offre relativement modérée après la “tempête du siècle” au cours du premier semestre de 2017, causée par l’IA et le scandale de la viande avariée brésilienne, est autrement positive pour l’industrie avicole mondiale. D’autre part, la demande se rétablit alors que l’IA s’est effacée des gros titres. »

La Chine s’est rapidement rétablie après la crise du premier semestre. Même si de nouveaux cas d’IA humaine se déclarent encore (quoiqu’à un rythme plus lent), la demande s’est rétablie. En parallèle, l’offre reste très limitée du fait de restrictions à l’importation et des réglementations environnementales. Cette évolution du contexte de marché a tiré les prix à la hausse.

Au Brésil, le scandale de la viande avariée a eu un grand impact sur l’industrie nationale, souligne également la Rabobank. Les exportations ont fortement diminué (–9 %) au deuxième trimestre de 2017, avant que le pays retrouve progressivement ses parts de marché, en partie grâce à des concessions sur les prix. Les derniers chiffres mensuels d’exportation correspondent aux niveaux records de l’année dernière.

Les perspectives pour l’industrie mondiale restent bonnes

Le commerce mondial de la viande a été fortement remanié par les événements du premier semestre de 2017. Les grands gagnants ont été la Thaïlande et les États-Unis, dont les parts de marché ont progressé au détriment du Brésil, de l’UE et de la Chine, en raison du scandale de la viande (Brésil) et des restrictions commerciales liées à l’IA (UE et Chine).

Les perspectives pour l’industrie mondiale restent bonnes, avec une offre en croissance continue sur la plupart des marchés, en raison de l’IA et de son retour possible pendant l’hiver de l’hémisphère Nord. Ce retour éventuel de l’épizootie restera un défi pour le commerce mondial, ainsi que d’autres problèmes, comme l’enquête anti-dumping concernant la Chine et le Brésil.