Les différentes interprofessions de volailles de chair ont tenu une assemblée générale commune avant les AG des différents comités (poulet PAC-CIPC, pintade -CIP, dinde -Cidef, canard à rôtir -Cicar, labels-Synalaf et équarrissage -ATM avicole), le 21 avril 2016 à Angers. Pour autant, même si elles avancent vers une interprofession de « volailles de chair » unique, ce temps n’est pas encore venu.

« Les bases sont posées, l’articulation avec les familles actée, l’écriture des statuts en cours de finalisation, a sobrement résumé Jean-Yves Ménard, président du CIPC. Mais il reste encore à préciser la répartition des missions entre les comités et l’interprofession, les budgets afférents et les synergies à mettre en œuvre. »

Besoin d’investissement dans le parc de bâtiments

En concluant la session, le président de la fédération des industriels de la volaille (FIA), Gilles Huttepain, a préféré évoquer sa « surprise » face au niveau élevé des importations en 2015. « Alors que la consommation repartait à la hausse, la production nationale n’a pas suivi », a-t-il déploré. « Il manque 200 000 m² de poulaillers pour cela. » Au niveau de l’élevage, il faut construire, ou au moins rénover pour améliorer les performances techniques et économiques. Ce constat d’un besoin d’investissement dans le parc de bâtiments est partagé par l’ensemble des filières. Quant aux abattoirs, le président de la FIA note un cruel retard par rapport aux abattoirs des pays voisins, modernisés.

Pour autant, malgré ces difficultés, les filières ont tiré un bilan de l’année écoulée plutôt positif : correcte en pintade avec une consommation intérieure en progression de 3 %, également bonne dans les volailles à label avec des abattages en hausse de 3 % par rapport à 2014. Le canard à rôtir se porte lui aussi assez bien, avec +2 % de mises en place, et le poulet enregistre une hausse de 4 % de la consommation. Seule la dinde a apposé une touche plus sombre au tableau, avec un recul de son offre de 3 %.

Au-delà de la bonne tenue de la consommation, l’ensemble des intervenants ont évoqué la gravité de la crise liée à l’influenza aviaire. Une crise qui a été bien gérée par les pouvoirs publics en collaboration avec la filière, mais qui impacte particulièrement les accouveurs, dont les marchés d’exportation vers les pays tiers ont été fermés immédiatement.

E.C.