Cet accord souligne « la volonté de reconquête de la consommation intérieure », a indiqué le PDG de SNV, Gille Huttepain, lors d’une conférence de presse à Laval, alors que près de 45 % du poulet consommé en France est importé dont une grande majorité dans la restauration hors domicile. SNV fournira, avec l’autre partenaire français de KFC, Gastronome, 25 % du poulet consommé par les restaurants KFC en France.

« J’entrevois une grande ambition commune dans ce partenariat et nous souhaitons qu’il se développe dans les années qui viennent », a assuré à la presse le directeur général de KFC France, Frédéric Levacher. Ce partenariat à long terme pour élargir nos sources d’approvisionnement « peut se développer » car, pour KFC, 2016 est une « année symbolique » durant laquelle l’entreprise « compte passer les 200 restaurants en France et atteindre les 500 millions de chiffre d’affaires », a-t-il ajouté.

« Un beau message pour les agriculteurs » (Stéphane Le Foll)

« Développer une stratégie avec un abattoir et des éleveurs du Grand Est, c’est très important », s’est pour sa part félicité le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui a rappelé que cet abattoir avait été repris par LDC après la faillite du groupe Doux. « Les intermédiaires industriels ont un rôle important quand ils se prennent en main, comme l’a fait LDC en cherchant à reconquérir le marché intérieur français. Quand on sait s’organiser, on débouche sur de l’espoir. La signature de cet accord est un beau message pour les agriculteurs : il y a de l’avenir », a ajouté le ministre.

« Sur le site de Laval, nous avons investi 10 millions d’euros dont 3 millions d’euros » pour répondre au cahier des charges de KFC, dont les lignes spécialisées occupent 600 m² de l’usine, a expliqué M. Huttepain.

Le cahier des charges de KFC impose aux aiguillettes, filets et ailes de poulet, des critères de poids et de dimension très stricts. De plus, les morceaux de poulet passent aux rayons X pour écarter toutes les pièces ou resteraient des morceaux d’os ou de métal. Après avoir incorporé le mélange d’épices secret spécifique à la marque, les morceaux sont placés sous vide et congelés pour être envoyés aux restaurants où ils seront cuits et commercialisés.

AFP