La section avicole de la FRSEA et les JA des Pays de la Loire ont demandé, mercredi, des éclaircissements sur la stratégie du groupe Doux en dénonçant la « situation intolérable » des éleveurs de volailles qui sont payés « avec un retard allant de 60 à 150 jours », selon un communiqué adressé à la presse.

« De nombreuses informations concernant le groupe avicole Doux ont été diffusées récemment par tous les médias : dette colossale, cession de la branche brésilienne du groupe, crainte des syndicats de salariés, éviction des principaux responsables administratifs », écrivent la FRSEA et les JA des Pays de la Loire.

Ces informations « ne font que conforter le profond malaise ressenti depuis quelques mois par les éleveurs de volailles de ce groupe. Les éleveurs sont actuellement payés par le groupe Doux avec un retard allant de 60 à 150 jours. Cette situation est intolérable », poursuivent-ils.

Les responsables agricoles indiquent avoir demandé un rendez-vous au président du groupe, Charles Doux, qui, selon eux, « a systématiquement refusé toute rencontre ».

« Cette situation d'incertitude ne peut plus durer : les éleveurs doivent savoir ce qu'il en est de la situation actuelle du groupe et de son avenir », soulignent les syndicats, qui appellent la préfecture de Région à organiser « une table ronde », « en convoquant Charles Doux et en l'obligeant à s'exprimer sur sa stratégie d'entreprise ».

Selon eux, 300 éleveurs de la région travaillent pour le groupe Doux, basé à Châteaulin (Finistère).

Le groupe familial Doux, leader européen de la volaille qui emploie 3.400 personnes en France, essentiellement en Bretagne, connaît de graves difficultés financières, avec notamment une dette globale se montant à quelque 437 millions d'euros, selon la CGT.

Il a récemment cédé la gestion des usines de sa filiale brésilienne Frangosul au géant brésilien de la viande JBS Friboi, et annoncé, le 24 mai, la nomination d'un nouveau directeur général délégué, Jean-Charles Doux, fils du PDG Charles Doux.

Les syndicats attendent la convocation, dans les prochains jours, d'un nouveau comité central d'entreprise pour faire le point, selon la CGT.

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