La région Centre a plaidé, vendredi au ministère de l'agriculture, la cause des sites de Blancafort (Cher) et de Boynes (Loiret), menacés par le plan de liquidation du groupe volailler Doux.

Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente de la région Centre, accompagnée d'une délégation, a été reçue par le cabinet du ministre de l'agriculture, le 17 août 2012, indique le Conseil régional dans un communiqué. Lors de ce rendez-vous ont été évoquées les conséquences prévisibles, sur les salariés et les éleveurs, des offres de reprises déposées auprès du tribunal de Quimper le 10 août dernier.

« En ce qui concerne le site de Blancafort, l'absence de reprise n'est pas acceptée par la délégation, et il est demandé au ministre de travailler à une reprise permettant de maintenir une filière de la dinde, d'élevage et de transformation, pour sauver ce site ». Selon le communiqué, « le cabinet du ministre s'est engagé à tout mettre en oeuvre pour que des repreneurs se manifestent pour réaliser une poursuite d'activité sur ce site qui remplit toutes les conditions économiques et sociales pour cela. »

« En ce qui concerne le site de Boynes, ont été évoquées les conséquences de la reprise partielle des salariés et la nécessité d'un accompagnement des salariés victimes d'un licenciement, une indemnisation digne pour les salariés ayant de nombreuses années d'ancienneté, un examen attentif des travailleurs âgés de plus de 55 ans afin de leur assurer une forme de pré-retraite. La mise en oeuvre d'un soutien financier à ceux qui souhaiteraient entreprendre une formation qualifiante. Il a été demandé la mise en place rapide d'une cellule de reclassement financée par Doux. »

« La région Centre et les départements du Cher et Loiret, avec l'Etat, ont affirmé être susceptibles de s'engager au soutien aux reprises des sites dans le respect des réglementations en vigueur, et à condition qu'un véritable avenir économique pérenne pour la filière avicole soit défini et mis en oeuvre et le maximum d'emplois soient maintenus sur chaque site. »

« En conclusion, Marie-Madeleine Mialot apprécie l'écoute du cabinet du ministre sur les problèmes des sites de Boynes et Blancafort, et pense qu'une mobilisation doit s'accentuer dans les jours qui viennent afin que les solutions évoquées se concrétisent avant l'échéance de liquidation fixée au 10 septembre 2012 », conclut le communiqué.

Cette délégation était composée des représentants syndicaux des sites de Boynes et de Blancafort, un représentant des éleveurs, des maires de Blancafort, Boynes et Pithiviers ainsi que des représentants des Conseils généraux du Cher et du Loiret.