La CCVF a annoncé jeudi que la récolte dans nos vignobles serait inférieure à 47 millions d'hectolitres (Mhl) de vin, contrairement aux prévisions au 1er août 2010 des pouvoirs publics.

Le ministère avait alors annoncé une prévision de vendanges à 47,7 Mhl alors qu'elle s'était élevée à 46,8 Mhl l'an dernier, selon les statistiques officielles.

« Nous sommes sur une raréfaction de l'offre, prévient Denis Verdier, président de la Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF), en ce début de vendanges. Il va y avoir une augmentation des cours sur le marché du vrac, que nous allons provoquer. Par rapport à la campagne dernière, il nous faut une hausse à deux chiffres. »

Denis Verdier réclame ainsi aux acheteurs une hausse de 10 % des cours au minimum. En revanche, il souhaite que cette hausse ne soit pas répercutée sur le consommateur, mais bien sur les marges pratiquées par les intermédiaires. Il presse l'Etat de renforcer l'Observatoire des prix et des marges, comme le prévoit la LMA.

Une rencontre interprofessionnelle sur ce thème devrait avoir lieu au début d'octobre, a précisé le président des vignerons coopérateurs.

Baisse de récolte en 2010 : la météo estivale en cause

Cet été, la sécheresse a sévi dans le Languedoc-Roussillon et la vallée du Rhône, empêchant le grossissement des baies de raisin. Avant cela, la floraison s'était déroulée dans des conditions fraîches et humides, provoquant de la coulure à Bordeaux et dans la vallée du Rhône. Selon la CCVF, seule la vallée de la Loire devrait récolter plus que l'an dernier. L'organisation annonce moins de 12 millions d'hectolitres pour le Languedoc-Roussillon, le premier bassin de production français, soit près de 20 % de moins que la moyenne des cinq dernières années.

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B.Co.