C'est à peine plus que l'Italie finalement, et au train où vont les révisions de prévisions, comme l'année dernière, on peut se demander si la France va retrouver la première place sur le podium des producteurs de vins dans le monde.

Après le battage pratiqué par les Vignerons coopérateurs, dont le président Denis Verdier a déjà dénoncé à plusieurs occasions le manque de cohérence des prévisions de vendange officielles publiées au début de chaque mois depuis juillet, le ministère a encore revu ses chiffres à la baisse : de 45,8 Mhl au début d'octobre, à 45,7 Mhl au 1er novembre.

Un chiffre à présent très proche de celui annoncé le 3 novembre 2010 par les caves coopératives (45,5 Mhl).

Sur cette base selon les prévisions du service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère, la récolte de 2010 serait inférieure à la fois à la moyenne des cinq dernières années de 6 % et à la récolte de 2009 de 2 %.

Toutes les catégories de vins verraient leur production diminuer par rapport à 2009, excepté les vins pour eaux-de-vie AOP. Mais il est encore trop tôt pour donner des niveaux réels de production en particulier pour les vins en IGP, dont une partie « pourrait être commercialisée en vins sans indication géographique (IG) » selon les mécanismes prévus par l'OCM vin.

L'Alsace (-22 % par rapport à la récolte de 2009), la Champagne (-12 %), la Corse (-8 %), la Bourgogne-Beaujolais et le Sud-Ouest (-6 %) sont les régions qui connaissent les plus fortes baisses de production. Le Languedoc-Roussillon limite la casse malgré les arrachages et une campagne en demi-teinte (-4 %), mais la région accuse, comme l'Alsace, une baisse de sa production de près de 20 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Dans le même temps, le site Vitisphère.com annonce ce mardi pour l'Italie une récolte en 2010 entre 43,5 Mhl (coopératives) et 45,5 Mhl (association des oenologues italiens), la statistique agricole annonçant quant à elle une vendange de 45,2 Mhl au début d'octobre.

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B.V.