Les vins à indication géographique protégée (IGP) ont bien commencé la campagne 2009-2010, avec une hausse de 16 % des volumes vendus à la fin de décembre (données à 22 semaines), par rapport aux vins de pays (catégorie disparue avec la réforme de l'OCM), à la même période, selon les derniers chiffres communiqués par FranceAgriMer.

Les ventes de vins IGP connaissent un « fort développement » depuis le mois de novembre 2009, et les échanges de cette catégorie, toutes couleurs confondues, s'élevaient à la fin de décembre 2009 à un total de 2,9 millions d'hectolitres (Mhl).

Ce bon résultat est la conséquence de « l'augmentation marquée » des transactions en rouges/rosés (2.382 Mhl ; +32 %), plus modeste en blancs (539 Mhl ; +7 %), et d'une hausse significative des ventes de cépages (967 Mhl en rouges, hausse de 40 % ; 408 Mhl en rosés, hausse de 97 % ; et 420 Mhl en blancs, soit une hausse de 12 %).

« Avec la montée en puissance de la nouvelle récolte, la valorisation des vins à IGP rouges/rosés a augmenté, rattrapant la baisse de la fin de la campagne 2008-2009 », note FranceAgriMer.

Les prix moyens se maintiennent par rapport à décembre 2008 (52,89 €/hl), sauf pour les vins blancs IGP avec mention de cépage : leur cour moyen hebdomadaire continue d'évoluer dans une fourchette relativement réduite et assez stable par rapport à 2008-2009.

Une légère baisse est observée sur les cépages rouges dont le prix (55,39 €/hl) est en moyenne inférieur de 5 % à celui observé à la fin de décembre 2008.

Le retrait est plus faible sur les cépages rosés (-1 % à 56,36 €/hl de moyenne pondérée) et blancs (-2 % à 90,44 €/hl) par rapport à la fin de décembre 2008.

Pour ce qui est des vins sans indication géographique (IG), les volumes vendus à fin de décembre sont de 1,3 Mhl, (+ 9 %). L'augmentation concerne les rouges/rosés (979 Mhl ; +8 % à la fin de décembre 2009) et les blancs (313 Mhl ; +14 %).

Les prix moyens se maintiennent également pour ces vins. Les échanges en rouges/rosés depuis le début de la campagne sont en hausse de 6 % par rapport à 2008-2009. A contrario, les prix des vins sans IG blancs, jusqu'ici fermes, « ont subi depuis peu une baisse marquée » de 25 % par rapport à 2008-2009.

« Cela tient en particulier à la mise sur le marché de volumes importants de vins charentais à bas prix », constate FranceAgriMer.

Les ventes de vins sans IG (anciens vins de table) avec mention de cépage à 22 semaines sont restées très modestes, au regard des volumes totaux échangés en vins sans IG. Depuis le début de la campagne 2009-2010, seuls 42.000 hl en rouges/rosés (contre 23.000 hl de vins de table avec une mention de cépage en 2008-2009) ont été commercialisés en vrac.

Par contre, leur prix moyen « apparaît pour l'instant nettement impacté par la valorisation élevée de vins mentionnant un cépage pinot », indique FranceAgriMer.

Sur la même période, 55.000 hl de vins blancs sans IG avec mention de cépage ont été vendus (contre 9.000 hl de vins de table avec une mention de cépage à la fin de décembre 2008).

Leur prix moyen a cependant été « très impacté » par un volume important de vins sans IG avec mention de cépage ugni blanc (Charente) vendu à bas prix.

« L'activité du vrac au stade de la production des vins sans IG et des vins IGP est désormais soutenue, à la suite de l'arrivée plus importante du millésime 2009 sur les marchés, et parfois très supérieure à celle de la campagne précédente », insiste l'office agricole. Cela « reflète probablement une reconstitution des stocks des opérateurs de l'aval », estime FranceAgriMer.

B.V.