La production « historiquement faible » en 2017 est due en grande partie aux mauvaises récoltes consécutives aux aléas climatiques enregistrés par les trois plus gros producteurs de vin du monde : Italie (39,3 Mhl, –23 %), France (36,7 Mhl, –19 %) et Espagne (33,5 Mhl, –15 %), mais aussi en Allemagne (8 Mhl, –10 %), a indiqué l’OIV.

En 2016, le monde avait produit 268,8 millions d’hectolitres, selon la dernière estimation de l’OIV.

L’an passé en Europe, seuls quatre pays ont vu leur production viticole progresser : le Portugal (6,6 Mhl, +10 %), la Roumanie (5,3 Mhl, +64 %), la Hongrie (2,9 Mhl, +3 %), et l’Autriche (2,4 Mhl, +23 %). La hausse spectaculaire en Roumanie intervient après trois mauvaises récoltes. Le pays a retrouvé et légèrement dépassé son niveau de 2013.

Dans le reste du monde, les États-Unis, quatrième pays producteur mondial, ont apparemment bien maintenu leur production, estimée à 23,3 Mhl cette année contre 23,6 Mhl en 2016, soit un très léger recul de 1 %. Mais elle est fondée sur des prévisions de production de raisins du ministère américain de l’Agriculture (USDA) datant d’août 2017 et « ne prend pas en compte les éventuelles conséquences » des incendies intervenus au début d’octobre en Californie, notamment dans la Napa Valley et la région de Sonoma, deux grandes zones viticoles où plusieurs exploitations ont été touchées par les incendies, a précisé l’OIV.

Niveau de production mondial « historiquement faible » et « inédit »

En Amérique du Sud, les productions de vin s’inscriraient « plutôt en hausse » par rapport à 2016 : après une mauvaise année 2016, l’Argentine, sixième producteur mondial, affiche un bond de 25 % de sa production à 11,8 Mhl, mais ne rattrape pas encore le niveau de 2015. Le Brésil, en revanche, au 14e rang, qui avait souffert d’aléas climatiques en 2016, comme l’Argentine, a bien récupéré et développé sa culture viticole, avec 3,4 millions d’hectolitres de vin produits contre 1,3 Mhl en 2016 (+169 %) et 2,7 Mhl en 2015.

De toutes ces statistiques, la Chine, septième producteur mondial de vin, est absente. En 2016, elle a produit quelque 11,4 millions d’hectolitres, et 11,5 millions en 2015, mais n’a pas encore donné ses chiffres pour 2017.

En Océanie, la production australienne en 2017 a atteint 13,9 Mhl, soit +6 % par rapport à 2016, la plaçant au cinquième rang mondial, après la troisième hausse annuelle consécutive de production.

L’Afrique du Sud a produit 10,8 millions d’hectolitres de vin, soit une progression de 2 % par rapport à 2015, qui place le pays au huitième rang mondial.

Le niveau de production mondial de vin est « historiquement faible » et « inédit » depuis la fin des années 1950 et le début des années 1960, a indiqué l’OIV : il s’élevait à 213,5 Mhl en 1961 et à 173,8 Mhl en 1957.

Plus récemment, seules les productions de 1991 et 1994 sont comparables en niveau (respectivement 251,6 et 249,4 Mhl).

Pour 2017, l’OIV estime la consommation mondiale de vin entre 240,5 millions d’hectolitres et 245,8 Mhl, soit une moyenne de fourchette de 243,2 Mhl.

AFP