La Confédération paysanne manifestait cet après-midi sur la place de la République à Paris pour sensibiliser les citadins sur les dégâts de la prédation. Un troupeau de moutons accompagnait les militants qui avaient imprimé 12 000 affiches pour symboliser l’importance des dommages des prédateurs sur l’élevage. Ces affiches de brebis tuées ont orné la place une partie de l’après-midi...
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La Confédération paysanne manifestait cet après-midi sur la place de la République à Paris pour sensibiliser les citadins sur les dégâts de la prédation. Un troupeau de moutons accompagnait les militants qui avaient imprimé 12 000 affiches pour symboliser l’importance des dommages des prédateurs sur l’élevage. Ces affiches de brebis tuées ont orné la place une partie de l’après-midi devant des passants assez clairsemés.

Rencontre au ministère

Dans le même temps, une délégation du syndicat devait être reçue par des représentants du ministère de l’Agriculture et de la Transition écologique. Au programme de la rencontre :

  • le décret d’indemnisation des dégâts des prédateurs qui doit sortir au début de 2019 ;
  • la mise en place, très attendue, d’un nouveau plan de gestion des loups tenant compte de l’effectif évalué à « probablement » 500 loups par l’ONCFS ;
  • la prise en charge à 100 % des moyens de protection, comme le suggérait une proposition récente de la Commission européenne.

Pour Nicolas Girod, porte-parole du syndicat, « le projet de décret d’indemnisation des dégâts des prédateurs présentés lors des dernières réunions avec les ministère de l’Agriculture et de la Transition écologique est inacceptable. Les pertes indirectes, comme les avortements ou la chute de la production laitière ne sont pas suffisamment prises en compte, notamment pour les petits élevages. » Autre point de désaccord, la suppression de la prime de dérangement qui était en vigueur dans la zone de prédation des ours.

Sortir de la logique comptable

Pour Marc Baudrey, « il faut sortir de la logique comptable pour les prélèvements des loups et faire en sorte que la pression baisse sur les troupeaux. L’État nous annonçait au début de l’année 2018 qu’il y avait 150 exploitations en grave difficulté. Comment apaiser la tension avec un quota de prélèvement de 51 loups ? s’interroge-t-il. On laisse deux éleveurs sur trois sur le bord de la route dans ces conditions. Il faut des tirs adaptés à l’intensité de la prédation. Après avoir sacrifié les moutons, ce sont les éleveurs que l’on sacrifie. »

M.-F. M. et I. L.