Aujourd’hui, sur internet, un agriculteur peut acheter ses appros, trouver du conseil et commercialiser sa production, via des plateformes en ligne, comme Agriconomie, Agrifind ou Comparateur agricole. Des métiers traditionnellement du ressort des coopératives et négoces. Une plateformisation qui fait couler beaucoup d’encre.

Pour mieux appréhender le phénomène et anticiper les évolutions du secteur, Agrodistribution a réuni, le 7 juin à Paris, dix intervenants issus de tous bords : start-ups, coopératives, négoces, fournisseur, agriculteur… Pendant un après-midi, ils ont échangé sur le phénomène, son ampleur, ses racines, son potentiel, ses freins et le futur. De fait, quel avenir pour l’e-distribution agricole ?

Un potentiel d’achat à 19 %

Première interrogation : que représentent les achats en ligne ? Pour cela, l’institut ADquation a réalisé pour Agrodistribution un sondage exclusif, par téléphone en avril et mai derniers, auprès de 911 chefs d’exploitation ayant au moins 50 ha de SAU. Verdict : 6 % des agriculteurs ont déjà franchi le pas de commander sur internet des produits phytos, engrais, semences ou aliments du bétail, dans les douze derniers mois, et le potentiel d’achat monte à 19 %.

Des avis partagés

Lors des Rencontres, les avis ont été partagés sur ces données. Exemples : « Je trouve cela assez élevé par rapport à l’image que je m’en faisais », juge Adeline Coustenoble, responsable de la communication et du marketing chez Valfrance. À l’inverse, Marine Pouyat, consultante et ex-Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance) relativise : « Je suis assez étonnée de la faiblesse de l’appétence. Mais c’est peut-être mon côté digital centrique ! »

Retrouvez plus d’informations dans notre vidéo. C’est la première d’une série, à paraître en ligne tous les jeudis pendant un mois. Et pour aller plus loin, découvrez notre numéro spécial 11es Rencontres, en octobre dans Agrodistribution numéro 286.

Marion Coisne – Agrodistribution