Mardi, à Paris, l'interprofession du bétail et et de la viande (Interbev), l'interprofession nationale porcine (Inaporc), l'Association pour la promotion de la volaille française (APVF) et le Comité lapin interprofessionnel pour la promotion des produits (Clipp) ont présenté la signature officielle des logos Viandes de France.

Toutes les filières, boeuf, volailles, agneau, cheval, porc et lapin, sont concernées par l'apposition volontaire d'un logo qui sera déployé en distribution dès le mois de mars.

« C'est une grande journée pour les filières des viandes françaises, a déclaré Dominique Langlois, le président d'Interbev, en ouverture de la conférence de presse. Le logo repose sur un cahier des charges, et garantit que l'animal est né et a été élevé, abattu, découpé et transformé en France. »

Au travers de l'effort induit par le respect du cahier des charges, les filières espèrent répondre aux attentes du consommateur. « Les paysans ont compris depuis longtemps que ce sont les fourchettes qui dirigent les fourches, a déclaré Jean-Michel Serres, pour Inaporc. Viandes de France pourrait aussi contribuer à la reconquête des parts de marché perdues au profit de viandes étrangères. Comme en volailles, par exemple. »

« La France est le premier producteur européen de volailles. Pourtant, 42 % des ventes en France sont issues de l'importation », s'est désolé Roland Tonarelli, le président de l'APVF.

Les ministres Stéphane Le Foll, Guillaume Garot et Benoît Hamon se sont félicités de cette signature. « Nous devons répondre aux besoins des consommateurs en soutenant un appareil productif qui a souffert, a martelé Stéphane le Foll. Il ne peut pas y avoir d'opposition entre distribution et production. »

La signature apparaît comme un gage de l'engagement des filières françaises avant même que la Commission européenne ait statué sur le sujet de l'étiquetage à l'échelle européenne. « Ça n'est pas parce que le combat européen n'est pas gagné qu'on doit s'interdire d'avancer en France, a estimé Guillaume Garot. C'est au contraire un argument de plus dans la réflexion européenne. »

Hélène Chaligne