La production mondiale de viande n’a globalement augmenté que de 1 % en 2016. Celle de viande de volaille et de viande bovine a progressé, alors que la production des viandes porcine et ovine a diminué. Selon l’indice des prix de la viande de la FAO, les prix de 2016 se sont établis en moyenne annuelle au niveau de 2010, soit très en deçà des sommets récents.

Les échanges mondiaux de viande sont repartis à la hausse en 2016, atteignant 30 millions de tonnes (+5 %). Cela représente un retour à la tendance après la baisse de 2015.

+13 % de production à l’horizon de 2026

Les perspectives du marché de la viande sur la période de 2017 à 2026 demeurent relativement favorables pour les producteurs. Les prix des céréales fourragères diminuent et devraient, dans des conditions météorologiques stables, se maintenir à un niveau peu élevé.

En 2026, la production de viande devrait avoir augmenté de 13 % par rapport à la période de référence (2014-2016). La hausse a été de près de 20 % au cours de la décennie écoulée. Les pays en développement devraient représenter 75 % de l’augmentation totale. La viande de volaille serait le principal moteur de la progression.

La tendance à un léger accroissement de la production de viande bovine observée en 2016 devrait s’accélérer à compter de 2017, du fait de la poursuite de l’augmentation du nombre des abattages. La production de viande porcine progresserait également après 2017, en raison de l’agrandissement progressif du cheptel en Chine. La production devrait également s’accroître dans le secteur de la viande ovine, à hauteur de 2 % par an au niveau mondial.

Prix réels à la baisse

Au début de la période de projection, les prix nominaux de la viande devraient s’établir à un niveau inférieur ou égal à celui enregistré en 2016. Ils ne devraient évoluer que marginalement à la hausse, à mesure que le marché se développe et exerce une pression à la baisse.

En termes réels, c’est-à-dire corrigés de l’impact de l’inflation, les prix de tous les types de viande devraient suivre une tendance baissière.

Consommation en hausse de 1,5 % par an

La consommation mondiale de viande par habitant devrait se stabiliser à 34,6 kg en poids au détail d’ici à 2026, soit une progression de moins de 500 g par rapport à la période 2014-2016. Toutefois, compte tenu de l’accroissement démographique, la consommation totale devrait augmenter de près de 1,5 % par an.

La consommation supplémentaire par habitant se composera principalement de viande de volaille (45 % de l’augmentation), tandis que la consommation par habitant de viande porcine sera en recul à l’échelle mondiale.

En valeur absolue, l’augmentation de la consommation totale des pays développés représentera au cours de la période de projection environ un cinquième de celle du monde en développement.

Croissance des échanges de 14 %

Les exportations de viande au niveau mondial vont augmenter de 14 % par rapport 2014-2016. Cela représente un ralentissement de la croissance des échanges, dont le taux annuel moyen tombera à 1,4 % au lieu de 3,4 % au cours de la précédente décennie. En revanche, la part de la production totale exportée sur le marché mondial restera relativement constante.

Les importations de viande de volaille et de viande bovine représenteront 85 % des échanges supplémentaires de viande en 2026.

Bien que l’on s’attende à ce que les pays développés continuent de représenter un peu plus de la moitié des exportations mondiales de viande à l’horizon de 2026, leur part diminuera sans discontinuer par rapport à la période 2014-2016.

À l’échelle mondiale, les flambées épizootiques et les politiques commerciale s restent deux des principaux facteurs qui déterminent l’évolution et la dynamique du marché de la viande. La mise en œuvre de divers accords commerciaux au cours de la période de projection pourrait permettre d’accroître et de diversifier les échanges de viande.

Les autres facteurs pouvant avoir une incidence sur les perspectives sont notamment les préférences et les attitudes des consommateurs à l’égard de la viande.

V.S.