Le volume de viande de femelles devrait continuer à augmenter (+1,8 % par rapport à 2016). Le nombre de réforme laitière resterait élevé et identique à celui de 2016 alors que le nombre de réformes allaitantes augmenterait.

L’exportation de broutards pourrait diminuer de 1 %, en légère baisse pour les mâles et en augmentation pour les femelles. L’ouverture du marché israélien pourrait compenser, en partie, l’arrêt des exportations vers la Turquie.

La production de taurillons devrait baisser de l’ordre de 0,6 %, avec un impact essentiellement sur les jeunes bovins laitiers.

La baisse tendancielle de la production de bœuf et de veau devrait reprendre. Elle s’établit à –1 % en tonnage pour chacune des productions. Les intégrateurs de veaux devraient privilégier les veaux laitiers aux veaux croisés, le marché de ces derniers étant peu porteur en 2016.

Baisse de la consommation

La consommation française de viande bovine devrait poursuivre sa baisse en 2017 (–1 % en 2016). Les volumes importés diminueront du fait de la disponibilité accrue de viande de femelles et de l’obligation d’étiquetage de l’origine des viandes sur les plats préparés.

Les volumes exportés pourraient augmenter légèrement, la Grèce et l’Allemagne étant demandeurs alors que le débouché italien pourrait être un peu saturé.

Hausse ralentie de la production en Europe

La hausse de la production européenne est globalement liée à la crise laitière. Elle ne devrait pas dépasser 1 % par rapport à 2016. Les exportations vers les pays tiers devraient se développer, essentiellement sur les marchés de l’Asie et du Moyen-Orient. Les importations de viande de haute qualité en provenance de l’Argentine pourraient légèrement augmenter.

V.S.