Les éleveurs bloquaient, lundi matin, neuf abattoirs du groupe Bigard sur l'ensemble du territoire, selon un décompte de la Fédération nationale bovine (FNB).

Les producteurs, qui mènent cette action à l'appel de la FNSEA, de Jeunes Agriculteurs et de la FNB, réclament une augmentation du prix à la production de la viande bovine de 60 centimes le kilogramme de carcasse.

Parmi les neuf sites bloqués, trois sont situés dans l'Ouest – Cholet (Maine-et-Loire), Cherré (Sarthe), Coutances (Manche) –, un dans le Nord – Seignies (Nord) –, un dans l'Est – Metz (Moselle) –, trois dans le Massif central – Cuiseaux (Saône-et-Loire), Villefranche (Allier), Egletons (Corrèze) –, et un dans le Sud-Ouest – Castres (Tarn).

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé qu'il réunirait mardi les acteurs de la filière de la viande.

« Je rassemblerai demain un certain nombre d'acteurs de la filière au ministère de l'Agriculture et nous regarderons ensemble quelles sont les solutions rapides que l'on peut apporter à ces difficultés », a-t-il déclaré, lundi, sur Europe 1.

« Dans l'ensemble de la filière, que ce soient les industriels, la distribution, il faut que tout le monde soit autour de la table, il faut qu'on arrive rapidement à un meilleur prix pour les producteurs », a-t-il ajouté.

« Lorsque vous avez une filière qui ne va pas bien, que vous avez des éleveurs qui sont dans la détresse (...) pour arriver à discuter sereinement, il faut d'abord que les éleveurs aient le sentiment qu'ils sont justement rémunérés. C'est le préalable absolu », a-t-il insisté.

La FNSEA s'est félicitée de la tenue mardi de cette réunion. « Cette réunion va dans le bon sens », a déclaré Dominique Barrau, secrétaire général du syndicat. La FNSEA table sur la présence de Bigard, dont elle a jusqu'à maintenant dénoncé « la politique de la chaise vide ».

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