La Fédération nationale bovine (FNB) fait part, jeudi dans un communiqué, de ses interrogations sur les conséquences de la réforme de la Pac sur les soutiens alloués aux éleveurs spécialisés de bovins à viande. Outre la modernisation des exploitations et l'appui à l'autonomie fourragère, l'organisation syndicale pointe du doigt un point essentiel pour son secteur : le montant de la future prime à la vache allaitante.

« Au-delà de l'affichage de façade par le ministre avec une prime annoncée à “200 euros pour les 40 premiers animaux”, les pouvoirs publics se sont bien gardés de faire état du montant pour les animaux suivants, constate la FNB. Or, dans le cadre d'une enveloppe budgétaire amputée, la réalité pourrait bien être d'à peine 100 euros par animal, ou moins. Une perspective totalement inacceptable ! »

Stéphane Le Foll sait à quelles questions s'attendre lors de sa venue à l'assemblée générale de la FNB qui se déroulera les 5 et 6 février prochains aux Sables-d'Olonne (Vendée). Le syndicat a prévu l'intervention du ministre le mercredi en fin d'après-midi. Et au-delà de la simple question du montant unitaire de la prime, c'est celle du modèle économique pour l'agriculture que pose l'association spécialisée de la FNSEA.

Pour ce qui est des soutiens à l'autonomie fourragère, la FNB attend la confirmation de l'éligibilité des mélanges de légumineuses et de graminées.

« Enfin, la préfiguration du plan de modernisation dans un second pilier régionalisé n'offre aucune garantie d'un soutien public actif et efficace à l'indispensable financement des bâtiments d'élevage et à l'adaptation des exploitations, poursuit la FNB. Il s'agit pourtant d'un des leviers-clés de compétitivité pour l'avenir, et notamment pour l'engraissement qui doit faire face aux effets très négatifs de la convergence générale des soutiens. »

E.R.