Comme elle l'a annoncé la semaine dernière, la Confédération paysanne des Pays de la Loire a bloqué dès dimanche soir l'accès à l'abattoir Charal de Cholet (Maine-et-Loire).

« Délogés » en début d'après-midi d'un des points de blocage, les éleveurs se sont rendus au marché aux bestiaux de Cholet pour empêcher la commission de cotations d'avoir lieu.

« Il n'y aura pas de cotations aujourd'hui à Cholet, prévient Gérard Durand, le secrétaire général de la Confédération paysanne des Pays de la Loire. Nous avons décidé de venir ici car on nous a dit que les acheteurs du groupe Bigard avaient des consignes pour une nouvelle baisse des cours. Nous sommes venus leur demander des explications. »

Un peu plus tôt dans l'après-midi, les éleveurs ont dû lever un des trois points de blocage de l'usine de Cholet. « Nous avons vu arriver une centaine de membres de l'encadrement envoyée par la direction générale, décrit le syndicaliste. Ils sont venus nous dire que nous les empêchions de travailler. Nous n'avons pas voulu nous opposer à eux. Des camions entrent sur le site. »

Sur un autre point de blocage où ils étaient plus nombreux, les éleveurs ont engagé la discussion avec l'encadrement de l'entreprise « venu nous déloger, reprend Gérard Durand. Nous leur avons expliqué que nous ne voulions pas être la cinquième roue du carrosse. Et que comme le groupe Bigard représente 70 % de l'abattage, nous n'avons pas d'autre choix que de le prendre comme cible. »

L'organisation syndicale revendique une augmentation des cours de 60 centimes sur une période de six semaines. Au plus fort de la journée, le syndicat annonce avoir mobilisé entre quarante et cinquante éleveurs sur ses barrages.

E.R.