Le ministère de l'Agriculture « a notifié fin juillet à Bruxelles le projet d'une aide à l'engraissement des jeunes bovins, qui serait dotée de 8 millions d'euros, à partir de 2012 » dans le cadre de l'article 68 de la Pac, a affirmé la Fédération nationale bovine (FNB), lundi, dans un communiqué.

« L'enveloppe de crédits envisagée par le ministère doit être conditionnée à une contractualisation porteuse d'une véritable perspective pour les éleveurs », demande l'organisation syndicale.

L'aide à l'engraissement des jeunes bovins « doit être liée à une contractualisation avec un abatteur, ou plus avec un distributeur, et pour un contrat d'au moins 5 ans, de façon à impliquer un réel engagement de l'ensemble des acteurs de la filière », précise-t-elle.

« L'intérêt collectif des éleveurs, engraisseurs comme naisseurs, repose sur des mesures structurantes (révision des cotations, contractualisation, équité de la pesée-classement ...) établissant une meilleure relation économique pour les éleveurs dans la filière, et prenant en compte la situation économique catastrophique aujourd'hui des exploitations et le besoin de prix de marché en rapport avec les coûts de production. A défaut, le risque est d'assister à un désengagement des éleveurs et à une pénurie progressive pour la filière », explique la FNB.

« La production de viande bovine est en situation difficile en raison de coûts de production supérieurs aux prix de marché. Mais de ce fait, une aide à l'engraissement ne saurait être un simple soutien à l'animal qui aurait pour conséquence d'entretenir des prix bas, voire de les faire baisser d'autant », estime-t-elle.

« L'objectif ne peut être dans le contexte actuel de chercher seulement à favoriser la mise en place des animaux et à produire, sans rentabilité suffisante », ajoute-t-elle.

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