Le chiffre d’affaires d’Unébio a augmenté de 20 % en 2016. « Les besoins exprimés par les grandes surfaces et les industriels ont augmenté de 40 % au début de 2017 », déclare Corinne Jardin, responsable d’Unébio à l’abattoir d’Alençon. « Tous les distributeurs qui travaillent avec nous (Auchan, Carrefour, Monoprix, Casino, Leclerc, Cora) souhaitent développer leur gamme bio. »

Filière responsable d’Auchan

« Nous venons de mettre en place le concept de “produits emblématiques”. Il s’agit de produits qui se retrouveront dans tous nos magasins, expose Fabrice Ramadier, acheteur national boucherie d’Auchan. En viande bovine, deux produits sont concernés, dont un bio. » Actuellement, 90 des 125 hypermarchés de l’enseigne travaillent de la viande de bœuf bio en prêt à découper (PAD). « Nous souhaitons passer tous les hypers sur ce schéma car il permet d’écouler des volumes plus importants que le système d’achat de barquettes aux industriels. » Dès avril 2017, les 280 supermarchés Auchan devront proposer entre une et quatre références de viande bovine bio. Enfin, une gamme de bœuf bio sera mise en vente sur les plateformes d’e-commerce du groupe à partir de septembre 2017.

Unébio est l’unique fournisseur de bœuf bio d’Auchan, les perspectives de développement sont donc fortes. « Nous construisons également une filière du porc bio, ajoute Fabrice Ramadier. À l’heure actuelle, la demande est largement supérieure à l’offre ».

Même constat du côté de la Cuisine centrale de Rouen. « Aujourd’hui nous travaillons 64 % de produits locaux, expose M. Maupin, son directeur. Il y a une marge de progression sur le porc, le veau et l’agneau bio et normands, mais ce sont des produits compliqués à trouver. »

« Les deux pieds sur le frein »

« En partenariat avec le transformateur Elivia, nous venons de lancer la marque de bœuf bio “Sourires de Campagne”, à destination des grandes surfaces, explique Corinne Jardin. Mais, pour le moment, nous mettons les deux pieds sur le frein car le nombre d’animaux est insuffisant pour satisfaire la demande. »

« Le potentiel est bien là, conclut Didier Pellerin, président de NVB. Cependant, nous devons persévérer dans l’amélioration de la qualité de nos produits, pour ne pas décevoir les clients. »

V.S.