Installé depuis dix ans, ce jeune exploitant a été réveillé en pleine nuit par son chien. Quand il arrive devant les bâtiments, situés à une centaine de mètres de son exploitation, il n’aperçoit que des flammes. Grâce à l’intervention rapide de 30 pompiers, le feu sera maîtrisé rapidement.

« Tout est à reconstruire. » © DR

Sur les façades, une fois le feu éteint, l’exploitant et ses proches découvrent des inscriptions qui semblent indiquer un motif criminel : « Assassin » et « Camp de la mort ».

Pas de dindes à Noël

En attente de recevoir une nouvelle bande de volailles de chair, dont les futures dindes de Noël, les trois bâtiments avaient été préparés avec une nouvelle litière. De la paille sèche, qui aurait accéléré les flammes.

Jusqu’ici, cet exploitant n’avait reçu, selon la FDSEA de l’Orne, aucune menace, ni aucune visite intempestive. « Tout est à reconstruire. Il est très choqué. Cet acte violent est un traumatisme qui met en jeu la pérennité économique de son exploitation, mais également la vie des pompiers », dénonce Marc Gégu, secrétaire général de la FDSEA de l’Orne.

Mobilisation locale

La FDSEA de l’Orne et les JA ont mobilisé dès le lendemain sur le site. Syndicats, élus et autorités : près d’une centaine de personnes se sont réunies chez l’exploitant à la fin de l’après-midi. « On sent déjà un soutien politique très fort », lâche Marc Gégu.

Du côté du syndicat, on attend que l’enquête produise des résultats, mais surtout que le coupable soit démasqué. En avril dernier, les militants qui avaient incendié un restaurant et dégradé les vitrines de commerces avaient été condamnés à des peines allant de six à dix mois de prison ferme.

Ivan Logvenoff