Entre 60 et 70 éleveurs allaitants ont manifesté jeudi matin devant le ministère de l'Agriculture. Ils craignent en particulier que le montant de la prime couplée à la vache allaitante allouée au-delà de la quarantième vache ne soit pas à la hauteur de leurs espérances. « Les éleveurs allaitants spécialisés des zones herbagères intermédiaires risquent d'être très fortement pénalisés », déclare Emmanuel Bernard, de la FDSEA de la Nièvre.

Les simulations effectuées par le ministère, et parvenues aux syndicats, montreraient que les exploitations comptant 70 à 80 vaches perdraient jusqu'à 2.000 euros par an. « Nous voulons toucher au moins autant qu'en 2013 ! », a insisté Emmanuel Bernard.

Une délégation de six éleveurs a finalement été reçue par trois représentants de Stéphane Le Foll dans la matinée. La discussion a laissé quelques espoirs aux syndicalistes. « La porte n'est pas fermée, a indiqué Emmanuel Bernard. Les représentants du ministre sont à notre écoute. Ils sont en train de chercher des solutions de compensation pour les exploitants de nos zones intermédiaires. »

Le ministère retiendra peut-être aussi le souhait des militants concernant l'effectif minimum pour prétendre à la prime à la vache allaitante. Ils estiment que le seuil devrait être de 15 vaches et non de 10 comme dans les simulations.

M.-F.M.