Les conséquences de l’urbanisation sur l’agriculture et sur les modes d’alimentation dans les pays en développement sont au cœur du rapport de 2017 de l’Ifpri (1), indique un communiqué du 23 mars. Selon ce document, les villes offrent des opportunités de développement aux agriculteurs, s’ils sont intégrés dans la chaîne de valeur.

Le rapport pointe la nécessité de faire des investissements pour permettre une meilleure connexion entre milieu urbain et rural pour que les petits paysans puissent profiter du bénéfice du développement des villes. Ces investissements passent par des routes de qualité, l’électrification du milieu rural ou encore la mise en œuvre de stockage fiable.

Un cercle vertueux

Pour illustrer son propos, l’Ifpri prend l’exemple de l’Éthiopie. Les agriculteurs de ce pays, proche de la capitale Addis Abeba, ont pu développer de nouvelles techniques de fertilisation et améliorer les variétés cultivées. Le rapport explique que ce développement a pu se faire car les producteurs avaient accès à plus d’information sur de meilleures pratiques. Mais également grâce à la proximité d’un marché urbain, sur lequel ils ont pu vendre leur production de meilleure qualité à un prix plus élevé.

À l’inverse, au Nigeria, malgré des efforts pour augmenter la production locale, 60 % du riz acheté en milieu urbain est importé. L’Ifpri explique ce constat par une filière de la postrécolte mal organisée qui ne permet pas de valoriser la qualité auprès du consommateur.

T.D.

(1) International Food Policy Research Institute.