« Les organisateurs de cette initiative demandent à la Commission européenne de “proposer des actes juridiques visant à supprimer progressivement les pesticides de synthèse d’ici à 2035, rétablir la biodiversité et aider les agriculteurs pendant cette phase de transition” », détaille Bruxelles dans son communiqué de presse.

Des objectifs clairs

Et le moins que l’on puisse dire est que les personnes à l’origine de cette initiative affichent clairement leur objectif : « réduire progressivement de 80 % l’utilisation de pesticides de synthèse dans l’agriculture de l’Union européenne d’ici à 2030, en commençant par supprimer les produits les plus dangereux, de manière à ne plus recourir à des pesticides de synthèse à l’horizon de 2035. »

Les organisateurs de l’initiative souhaitent aussi :

  • Restaurer les écosystèmes naturels dans les zones agricoles pour que l’agriculture devienne un moyen de rétablir la biodiversité ;
  • Réformer l’agriculture en accordant la priorité à une agriculture diversifiée et durable à petite échelle, en favorisant une augmentation rapide des pratiques agroécologiques et biologiques et en permettant une formation des agriculteurs et une recherche indépendantes en matière d’agriculture sans pesticides et sans OGM.

La Commission européenne annonce que l’enregistrement de cette initiative aura lieu le 30 septembre 2019 et marquera le début d’un processus d’un an au cours duquel les signatures de soutien seront collectées par ses organisateurs. Objectif : recueillir un million de signatures auprès de citoyens issus d’au moins sept États membres pour « inviter la Commission européenne à présenter des propositions d’actes juridiques ».

E.R.