La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a constaté un taux d’anomalies de 25 % des normes de commercialisation des œufs au stade du conditionnement, lors des contrôles effectués auprès des centres d’emballage, « de l’atelier artisanal au gros centre industriel ». Par ailleurs, la moitié des opérateurs (incluant les GMS, marchés, commerces de gros, de détail…) présente au moins un manquement, précise la DGCCRF.

Les irrégularités portent sur « les règles d’étiquetage, la publicité (allégations de nature à induire le consommateur en erreur), la traçabilité, le calibrage, les autocontrôles de poids, la date de durabilité minimale, la tenue des registres. Des irrégularités dans le marquage des œufs et le mirage (1) ont également été relevées, en marge de cette enquête. »

« Au stade de la distribution, les avertissements ont pointé la mise en vente d’œufs au-delà de la date limite de vente réglementaire, ainsi que les mauvaises conditions de conservation et d’entreposage. »

(1) Le mirage des œufs consiste à examiner l’œuf âgé de quelques jours placé devant une forte source lumineuse de façon à discerner des signes caractéristiques du développement de l’embryon, et détecter ainsi les œufs « morts » afin de les écarter.