« Nous avons mis les opérateurs déjà en face de leurs responsabilités, ils vont nous faire des propositions », a déclaré M. Mézard, interrogé sur LCI. « En fonction de l’ensemble de ces propositions, dans le cadre du grand plan d’investissement, l’État mettra les moyens nécessaires pour boucler le dossier […] pour 2020. »

Le président Emmanuel Macron a promis lundi, devant la Conférence nationale des territoires réunie au Sénat, une couverture de la France entière « en haut et très haut débit » d’ici « à la fin de l’année 2020 », soit avec deux ans d’avance sur le plan de la précédente majorité.

Fibre optique, satellite, mobile, 4G…

Afin d’assurer l’accélération de ce calendrier, le chef de l’État a jugé nécessaire de prendre d’ici à la fin de l’année des mesures « d’incitation et de contraintes » envers les opérateurs.

Mais, signe que l’État escompte aussi prendre sa part, M. Mezard a inscrit mardi ce projet dans le cadre du plan d’investissement de 50 milliards d’euros promis par M. Macron lors de sa campagne et confirmé au début du mois par le Premier ministre, Édouard Philippe.

Sur le plan pratique, M. Mézard a jugé que l’extension du très haut débit devrait articuler « l’installation de la fibre optique, aussi l’utilisation de moyens satellitaires, l’utilisation du mobile, du 4G », reconnaissant qu’il était illusoire d’envisager un accès de tous les foyers à la fibre.