Dans une déclaration aux côtés du chancelier autrichien Christian Kern, Emmanuel Macron a souligné, le 23 août 2017, que les deux pays avaient un « parfait alignement » de vues dans ce dossier, Paris et Vienne jugeant que la directive favorise le dumping social au profit des pays d’Europe orientale.

« Le marché unique européen et la libre circulation des travailleurs n’ont pas pour but de favoriser les pays qui font la promotion du moindre droit social », a souligné le chef de l’État, « et c’est ce qui dans nos pays nourrit le populisme et érode la confiance dans le projet européen ».

Une rencontre avec les dirigeants tchèque et slovaque était prévue en fin d’après-midi dans la ville autrichienne.

Une réunion européenne le 23 octobre

Le président français, qui avait fait du travail détaché un thème de campagne électorale et qui est soutenu sur ce point par l’Allemagne, espère convaincre suffisamment de pays, notamment à l’Est, pour obtenir la majorité sur la réforme de la directive lors d’une réunion européenne le 23 octobre.

Il se rendra jeudi et vendredi en Roumanie et en Bulgarie.

Datant de 1996, la directive permet à une entreprise de l’UE d’envoyer temporairement dans d’autres pays de l’Union ses salariés mais en continuant à payer les cotisations sociales dans le pays d’origine.

Avec AFP