La Fédération française des spiritueux estime que « le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012 (PLFSS), qui prévoit d'alourdir la taxation sur les spiritueux, renforce la discrimination fiscale entre les différentes boissons alcoolisées », a-t-elle estimé lundi dans un communiqué.

Selon ce syndicat, il n'est pas admissible que « le gouvernement se serve du levier fiscal sur une seule catégorie de boissons alcoolisées, les spiritueux ».

Même si à aucun moment, la FFS ne pointe du doigt le vin, la déclaration est sans équivoque : « Le gouvernement, en stigmatisant les alcools de plus de 18° laisse entendre, sans qu'aucune étude scientifique ne le justifie, qu'il y aurait de bons et de mauvais alcools. Or, les alcools sont tous en situation de concurrence entre eux et les consommateurs ne manqueront pas de se reporter sur les alcools les moins chers sans aucun bénéfice de santé publique. »

Le président de la FFS, Jean-Pierre Lacarrière, rappelle que « c'est la consommation excessive, quelle que soit la boisson alcoolisée, qui entraîne des phénomènes d'intoxication alcoolique aiguë ».

« En outre, la filière s'étonne que les alcools entre 19° et 25,° comme les liqueurs et les crèmes de cassis, produits régionaux par excellence, subissent la hausse la plus inattendue et la plus insupportable : 45 % ! »

« Cette incompréhension est d'autant plus forte que le gouvernement épargne les trois quarts des boissons alcoolisées voire, pour certains, projette de diminuer les taxes pour des raisons purement électoralistes. »

Le communiqué termine sur ces propos : « Nous demandons au gouvernement et aux parlementaires qu'ils aient le courage d'une politique de santé publique équitable et juste sur le plan fiscal. »

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale devrait être débattu à l'Assemblée nationale dans les semaines à venir.

A. A.