Céréalier aux portes de Toulouse, à Balma, Bernard Sicard a fait part devant les visiteurs d’Innov-Agri à Ondes (31) de son recours au service « Mes Dron’images » pour piloter la protéine sur une parcelle de blé dur.
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Céréalier aux portes de Toulouse, à Balma, Bernard Sicard a fait part devant les visiteurs d’Innov-Agri à Ondes (31) de son recours au service « Mes Dron’images » pour piloter la protéine sur une parcelle de blé dur.

Il s’agit d’un nouveau service proposé par la chambre d’agriculture de la Haute-Garonne en partenariat avec la société Airinov, moyennant 12 €/ha tout compris (cartes et conseils d’accompagnement) et pour un vol.

Un élément de communication positif

Il s’en est servi pour le dernier apport dans une parcelle particulièrement hétérogène d’argiles calcaires moyens. Par rapport aux 90 unités par hectare qui étaient programmées, après évaluation par le drone et réalisation d’une modulation automatique, il constate avoir appliqué 10 à 12 unités de moins à l’hectare, tout en sortant un blé dur à 14,8-15 % de protéines.

En tant qu’employeur de main-d’œuvre, Bernard Sicard a de plus apprécié que toute la gestion de l’épandage soit automatisée. Face aux regards de plus en plus suspicieux des urbains vis-à-vis des pratiques agricoles, il a fait valoir que c’était un élément de communication positif.

Lors de cette conférence, organisée par La France Agricole, Guillaume Laplace conseiller de la chambre 31 a expliqué que cette prestation nationale sur l’azote, qui existe sur colza et blé, a été déployée sur cinq départements d’Occitanie sur 1 048 ha de blé améliorant et de blé dur.

Huit jours au maximum

Entre le vol du drone à des stades des 2-3 nœuds et la sortie de la carte de préconisation, il faut compter 8 jours au maximum. Pour ceux qui ne sont pas équipés de la modulation automatique, la parcelle est subdivisée en trois zones pour faire de la modulation manuelle. Ceux qui ne modulent pas du tout s’en servent pour réévaluer la dose du dernier apport.

Les conseils en Haute-Garonne se sont échelonnés entre 23 unités derrière soja et 91 unités pour des blés de force, avec un taux de protéines de 14,7 % toutes parcelles de blés survolées confondues.

Le drone analyse la biomasse et la chlorophylle et génère des indices biophysiques. Un indice de nutrition azoté est calculé pour ensuite se projeter sur un indice de nutrition optimal au stade final du blé. La chambre d’agriculture vérifie l’ensemble des conseils fournis par Airinov.

Chez Bernard Sicard, la biomasse s’échelonnait entre 3 et 6,7 t par ha, suivant les zones, avec une matière sèche moyenne de 3,8 t/ha. Une autre carte rapportant l’azote absorbé a montré un écart allant de 16 à 200 unités ! Dans le conseil final, sept zones ont été établies s’échelonnant de 67 unités jusqu’à 91 unités.

D’autres perspectives de développement

Ingénieur chez Arvalis, Matthieu Killmayer a expliqué qu’on entrevoyait d’autres perspectives de développement pour les drones sur cultures, certaines étant déjà opérationnelles comme les lâchers de trichogrammes, ou bien la modulation de fongicides selon la quantité de biomasse (proposée cette année par une firme). Et à court terme, voire à moyen terme, des cartes de traitement des mauvaises herbes ou de la détection de symptômes pourraient voir le jour.

Philippe Pavard