En 2015, les surfaces consacrées aux céréales à paille augmenteraient de 2,3 % comparé à l'an dernier, à 7,8 millions d'hectares (Mha), selon la note Agreste Conjoncture du ministère de l'Agriculture parue mardi 7 avril. « Les semis d'hiver et de printemps se sont réalisés dans de bonnes conditions dans la plupart des régions », précise la note.

Le blé tendre couvrirait 5,2 Mha, soit une hausse de 3,4 % sur un an et de 4,7 % par rapport à la moyenne de 2010-2014. La sole s'étendrait notamment en Lorraine (+22 %) après une campagne de 2013-14 perturbée par la pluie.

De son côté, le blé dur serait en nette hausse (+12 %) à 320.000 hectares. « Lors de la campagne de semis, le rapport de prix entre le blé dur et le blé tendre a été suffisamment élevé pour rendre la culture du blé dur attractive », précise la note Agreste. Toutefois, la sole de blé dur serait encore inférieure de 19 % par rapport à la moyenne 2010-2014.

La sole d'orge serait relativement stable à 1,8 million d'hectares. C'est 7,1 % de plus que la moyenne quinquennale. Les surfaces s'étendraient fortement dans les Pays de la Loire, mais elles diminueraient dans le Centre et en Lorraine. L'orge d'hiver progresserait de 4 % à 1,29 Mha (1,11 Mha en 2013-14), tandis que celle de printemps diminuerait de 11 % (464.000 ha contre 524.000 ha la campagne dernière).

Les emblavements de colza régresseraient de 1,2 % sur un an, pour atteindre 1,48 Mha. Ils diminueraient notamment en Champagne-Ardenne, en Bourgogne et en Picardie, mais augmenteraient dans le Centre et en Lorraine.

Quant aux protéagineux, la sole augmenterait de 4 % sur un an, autour de 228.000 ha. Elle reste néanmoins inférieure de 11 % à la moyenne de 2010-2014.

Les surfaces consacrées aux pommes de terre de conservation et de demi-saison reculeraient de 2,9 % à 120.000 ha. La division par deux en un an du prix des pommes de terre semble impacter les surfaces qui resteraient toutefois à un niveau élevé comparé à la moyenne de 2010-2014. Dans le Nord-Pas-de-Calais, la baisse serait de 5 % », note le ministère de l'Agriculture.

Les betteraves diminueraient de 1,6 %, à 400.000 ha. La baisse serait sensible en Champagne-Ardenne (-3,8 %). Selon Agreste, cette situation peut s'expliquer par l'abondance des stocks de sucre et des prix en diminution.

I.E.