Réagissant à l’annonce du gouvernement de voter contre le renouvellement du glyphosate, l’Apad, Association pour la promotion d’une agriculture durable, dénonce dans un communiqué du 4 septembre 2017 une décision « contre-productive », qui « enfonce un peu plus les agriculteurs, économiquement et moralement ».

Une décision à l’encontre de l’accord de Paris

L’association affirme qu’en « supprimant radicalement un outil plutôt que l’encadrer intelligemment, le gouvernement sera responsable d’un retour à un travail du sol accru et coûteux (dont la charrue est le symbole) qui dégrade les sols, les appauvrit et détruit les processus de régulations biologiques, entretenant ainsi le besoin de recours aux pesticides, sans compter l’érosion, le déstockage de carbone, les émissions de gaz à effet de serre… à l’encontre même des objectifs de l’accord de Paris ! »

Des alternatives à trouver

Selon l’Apad, les systèmes en agriculture de conservation « doivent être évalués sur leurs résultats, pas sur leurs moyens ». « Ils peuvent et doivent encore être consolidés et améliorés, avec l’aide de la recherche, notamment pour des solutions alternatives aux pesticides ».

A.M.