La production de sucre va rester déficitaire en Asie-Océanie, estime Rabobank, en dépit de la dynamique d'investissement suscitée par la consommation et les prix mondiaux élevés.

Le fossé entre la consommation et la production de sucre en Asie de l'Est s'élargit, l'industrie locale ne parvenant pas à faire face à l'augmentation de la population ni à la modification des habitudes alimentaires suscitée par l'amélioration des revenus de la population, constate Rabobank dans un nouveau rapport (1).

La hausse passée et projetée de la consommation, conjuguée avec les prix élevés du sucre sur le marché mondial au cours des dernières années, a créé une nouvelle dynamique pour cette industrie dans la région. Un certain nombre d'opérateurs locaux ont lancé des investissements de capacité ou de raffinage qui vont démarrer à moyen terme. D'autres entreprises ont été reprises par des groupes sucriers internationaux qui prévoient, eux aussi, d'accroître leur production sur place.

En dépit de tous ces efforts, l'Asie de l'Est – Chine et Indonésie en tête – va demeurer déficitaire en sucre à moyen terme. La Thaïlande va prendre une place de plus en plus importante dans le commerce local. La production australienne, qui a souffert ces dernières années d'une baisse des surfaces de canne et de conditions climatiques défavorables, revient sur le marché et devrait accélérer au cours de la prochaine décennie.

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(1) « The raw deal – Shining the spotlight on Est Asia and Oceania sugar markets », Rabobank, février 2012.

B.Co.