Dès février 2020, il sera possible d’évaluer ce que nous mangeons à partir d’un système de notation appelé « jury citoyen », a annoncé le 15 octobre 2019 Maximilien Rouer, fondateur de l’association Ferme France à l’origine du projet, lors des Assises de l’agriculture et de l’alimentation, à Rennes.

De la production à la vente

L’outil qui a pour but de recréer de la confiance auprès du consommateur, s’appuiera sur plusieurs critères, de la production à la distribution. « Nous proposerons aux consommateurs de s’en emparer sous la forme d’une application probablement, en allant dans les fermes, les camions, les usines, les restaurants, les supermarchés, etc. » Les acteurs de la chaîne qui se soumettront à ce référentiel devront ainsi ouvrir leurs portes.

« L’évaluation ne se fera pas au doigt mouillé. Nous avons réalisé plus de 200 réunions depuis deux ans pour coconstruire un système de notation, qui n’est ni un cahier des charges ou un label, un peu exclusifs. Le référentiel admet tout le monde. »

Une note sociétale sur 100

« En fonction du produit, des points précis seront évalués, s’appuyant sur les démarches et les signes de qualité, mais aussi la juste rémunération de l’agriculteur, l’origine du produit, son impact environnemental, le bien-être animal, la traçabilité, etc. pour donner, ce que nous avons appelé, une note sociétale sur 100 », explique l’ancien secrétaire général de Terrena.

L’association Ferme France regroupe aujourd’hui un collectif d’une cinquantaine d’adhérents avec notamment « Auchan, système U, Carrefour, Intermarché, Fleury Michon, Terrena, la Cooperl, le groupe Avril, la fédération des producteurs laitiers, celle des porcs et l’association des producteurs de blé ».

La note sociétale devrait être lancée lors du prochain Salon international de l’agriculture et paraître à partir de février 2020 dans les magasins, sous la forme d’une étiquette sur le produit. L’origine du produit devrait y être intégrée, « tout comme le parcours qui mène au produit, car nous souhaitons donner plus de poids au parcours français », ajoute Maximilien Rouer.

Rosanne Aries