Lundi, la visite du commissaire européen à l'Agriculture au Sia à Paris était minutée et équilibrée. Une heure dans le hall 1 réservé à l'élevage et autant dans le hall 2, celui des filières végétales. Le reste de la journée était consacré à des rencontres plus institutionnelles, notamment avec les associations environnementales.

« Je suis très heureux de participer à ce rendez-vous des agriculteurs avec les consommateurs et les contribuables », a déclaré Dacian Ciolos, qui s'est cette année concentré sur des rencontres sectorielles.

Le commissaire a également profité de sa visite pour lancer la célébration du 50e anniversaire de la Pac en présence du Premier ministre, François Fillon. Une occasion de faire la promotion de la Pac après 2013 dont il a tracé les grandes orientations.

« Cet anniversaire permet de regarder vers l'avenir, pas uniquement de se retourner sur le passé, a-t-il déclaré. La Pac doit donner aux agriculteurs la capacité d'être maître de leur métier. Elle peut aussi renforcer les liens entre la profession agricole et le grand public. »

Interpellé sur la mise en oeuvre française de la Pac, le commissaire a estimé que sa proposition était suffisamment flexible pour permettre des adaptations locales et notamment, que rien ne s'opposait à une mise en oeuvre régionale du deuxième pilier (développement rural), comme du premier pilier (aides directes au marché).

Ses propositions sont aujourd'hui entre les mains des Etats membres, comme le budget de la Pac (et plus globalement de l'UE). Dacian Ciolos veut que les textes législatifs soient bouclés d'ici au 1er janvier 2013 pour ne pas retarder la mise en oeuvre de la prochaine programmation le 1er janvier 2014.

« J'espère que le processus de décision aura abouti avant les élections en Allemagne (à l'automne NDLR) », a-t-il précisé.

A.De.