A l'occasion de la présentation des résultats concernant le dernier baromètre réalisé auprès des céréaliers sur leur utilisation de semences certifiées, Pascal Mombled, président de la section des céréales de l'UFS (Union française des semenciers), a signalé mardi que malgré une certaine stabilité, la profession semencière souhaite regagner des parts de marché. L'UFS explique qu'il existe de nouvelles contraintes qui nécessitent des investissements et donc de s'asseoir sur un marché en progression.

« Avec les semences de ferme, nous nous trouvons face à une concurrence déloyale, a-t-il estimé. Il faut que la réglementation soit la même pour tout le monde. »

En effet, l'UFS a expliqué que les semenciers doivent respecter des normes en termes de taux de poussières ou encore concernant l'utilisation des semences. Elle estime donc qu'il devrait y avoir le même degré d'exigence et de contrôle avec les semences fermières.

Sur des chantiers de triage, les contrôles de la DGCCRF ont débuté. Ils ont pour but de faire respecter la réglementation. Le Gnis rappelle en effet que les échanges de semences, qui sont en fait des « ventes déguisées », ne sont pas autorisés. Mais les obtenteurs peuvent aussi être amenés à demander des royalties pour leurs variétés.

Des contrôles des services du ministère de l'Agriculture sont aussi possibles afin de vérifier que les produits phytosanitaires sont appliqués dans le respect des réglementations. Plusieurs dizaines d'infractions auraient ainsi été découvertes, les sanctions pouvant aller de la simple amende jusqu'au pénal.

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C.F.