Le taux d'utilisation de semences certifiées de blé tendre a atteint 57,9 % lors des semis de 2012, selon un « baromètre Céréales d'hiver » réalisé par BVA auprès de 603 agriculteurs cultivant plus de 5 ha de blé tendre d'hiver, présenté jeudi à Paris lors d'une réunion nationale avec les distributeurs agricoles organisée par le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants).

Ce chiffre est supérieur de 7 points à celui de l'année dernière (51 % lors des semis de 2011), mais il est comparable à celui des semis de 2008 (57 %). « On rattrape le retard accumulé ces dernières années », s'est réjoui Thierry Momont, président de la section des céréales à paille du Gnis.

Les taux d'utilisation sont en progression en 2012 dans la plupart des régions, à l'exception de la région Est, en baisse de trois points à 58 %. Le Nord et le Sud présentent les taux d'utilisation les plus élevés (66 % chacun, en progression également), le Centre celui qui est le moins élevé (45 % contre 38 % en 2011).

En orge d'hiver, le taux d'utilisation de semences certifiées est de 69 % (62 % dans l'Est, 68 % dans le Centre, 69 % dans le Nord, 72 % dans l'Ouest et 83 % dans le Sud), du même niveau que 2008.

Pour le blé dur, ce taux remonte légèrement à 76 % en 2012, mais on est encore loin des 90 % de 2008. En triticale, il est de 55 % (66 % en 2008).

Selon le baromètre, les principales raisons d'augmentation de l'utilisation de semences certifiées sont : le renouvellement variétal, le manque de semences de ferme, le gain de temps et la qualité de la semence.

Le sondage de BVA montre par ailleurs que les semences certifiées conservent une bonne image mais qui reste plus faible chez ceux qui en utilisent le moins (c'est-à-dire les mixtes qui sèment à la fois des semences certifiées et des semences de ferme). « Même ceux qui ont augmenté la part des semences certifiées cette année ne sont pas entièrement convaincus », souligne le baromètre de BVA.

I.E.
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