Il aura fallu que le président de la République l’annonce, le 4 octobre lors de sa visite au Sommet de l’élevage à Cournon, pour que la décision soit prise. Selon Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA, en charge des dossiers du fonds national de gestion des risques agricoles (FNGRA, ex-fonds des calamités), la DGPE (1) a validé, à titre exceptionnel, une modification des critères d’accès au FNGRA. « Un décret d’application doit être publié cette semaine », indique Joël Limouzin.

Mais ces modifications ne concernent pour l’instant que les demandes de 2018. Les exploitations ayant déposé une demande d’indemnité sécheresse et dont le taux de perte de fourrage sur le produit brut se situe entre 11 et 13 % pourront bénéficier d’un rattrapage. C’est une demande qui avait été formulée par la FNSEA depuis plusieurs semaines.

10 millions d’euros supplémentaires

« Cela représente une enveloppe supplémentaire de 10 millions d’euros au titre de la sécheresse de 2018, estime Joël Limouzin. Nous espérons que pour des raisons d’équité les exploitants qui n’auraient pas déposé de demande en 2018, car ils n’atteignaient pas le critère de taux de perte de 13 %, pourront également être rattrapés. C’est une demande que nous allons formuler lors du comité national de gestion des risques agricoles du 16 octobre. »

Les services du ministère de l’Agriculture n’ont, pour l’instant, pas confirmé si cette modification des critères d’accès au FNGRA s’appliquera pour les demandes concernant la sécheresse de 2019, comme l’avait laissé entendre Emmanuel Macron à Cournon.

Marie Salset

(1) Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises.