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L’OIE poursuit la lutte contre les maladies

© OIE/P. Pinet

À l’occasion de ses vœux le 11 janvier 2017 à Paris, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a présenté les travaux entrepris dans le cadre de son sixième plan stratégique (2016-2020)

Grippe aviaire

L’OIE rappelle que l’origine de l’épisode actuel d’influenza aviaire est très différente de l’épidémie de l’an dernier : les contaminants initiaux sont les oiseaux sauvages. L’an dernier les virus circulaient au sein des élevages mêmes. Il n’est cependant pas question de remettre en cause les mesures de biosécurité. De plus, la succession de deux épizooties en l’espace d’un an ne doit pas être interprétée comme une accélération du phénomène, mais comme une simple coïncidence.

Monique Eloit, directrice générale de l’OIE, justifie les décisions d’abattages par la nécessité de faire chuter la pression sanitaire et ainsi, éviter la contamination entre élevages. En Europe, 18 pays ont déclaré des cas et 1,58 million de volailles ont été abattues depuis le 19 octobre 2016.

Le renforcement des mesures de biosécurité, les abattages et la fin des périodes de migration sont des facteurs positifs pour contenir la maladie. Mais il est très compliqué de prévoir l’évolution de l’épizootie au vu de la virulence particulièrement grande de la souche H5N8.

Lutte contre l’antibiorésistance

En 2016, l’OIE a publié sa stratégie mondiale sur « la résistance aux agents microbiens et leur utilisation prudente ». Dans ce domaine, elle travaille de concert avec l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et la FAO (Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture). Plusieurs outils sont développés en commun et des actions tripartites de sensibilisation sont menées auprès des gouvernements. L’OIE s’est par ailleurs lancée dans une grande enquête pour établir une base de données mondiale sur l’utilisation des antibiotiques. Elle se félicite de la qualité des informations retournées et de la grande implication des pays africains et asiatiques.

Éradication de la peste des petits ruminants

En raison de son fort impact socio-économique dans les pays émergents, l’éradication de la peste des petits ruminants est un objectif prioritaire de l’OIE. Un programme visant à éradiquer la maladie d’ici à 2030 vient d’être lancé. Il se base en grande partie sur des campagnes de vaccinations.

180 pays membres

L’OIE, qui regroupe 180 pays, vise à améliorer la santé et le bien-être animal dans le monde. Ses missions se regroupent autour de quatre axes :

• la définition de normes internationales,

• le partage d’informations en temps réel sur l’évolution des maladies animales dans chaque pays (via l’outil Wahis),

• l’analyse et la diffusion des nouvelles informations scientifiques afin de mutualiser les connaissances,

• l’aide apportée à certains pays émergents pour leur permettre d’améliorer leur système de santé animale.

Monique Eloit, directrice générale de l’OIE, insiste sur le fait que les notions de transparence et de confiance entre les pays membres sont les clefs du succès.

V.S.

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