« L'épandage sur les terres agricoles de fumiers issus d'animaux traités par des antibiotiques semble favoriser la dissémination de gènes de résistance aux antibiotiques dans l'environnement », rapporte l'Anses (1) dans son Bulletin de veille scientifique diffusé le 22 décembre 2014.

« Même si la pression antibiotique exercée sur les bovidés est moindre comparativement à celle observée dans les élevages de porcs et poulets, le microbiome des bovins, ainsi que les fumiers produits, représentent un réservoir potentiel important de gènes de résistance aux antibiotiques », écrivent les auteurs de l'étude (2).

En conséquence, « l'évaluation du risque [sanitaire] devrait également prendre en compte l'effet d'apports répétés de résidus d'antibiotiques dans les sols, ce qui pourrait sélectionner des bactéries porteuses de gènes de résistance dans les sols, voire induire l'émergence de nouveaux mécanismes de résistance ».

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(1) Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.

(2) « Divers gènes de résistance sont présents dans le fumier des vaches laitières » (pages 30 à 34 du document).

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