Depuis 2001, la France est reconnue « officiellement indemne de tuberculose bovine » par l’Union européenne, malgré la persistance chaque année d’une centaine de foyers en élevage. Le seuil pour garder ce statut correspond à un nombre de cas inférieur à 0,1 % du cheptel national, durant six années consécutives.

123 foyers en 2018

En 2018, 123 foyers ont été mis en évidence, « soit une augmentation de près de 30 % » par rapport à l’année précédente, dont 80 % en Nouvelle Aquitaine, mais « la France est toujours indemne depuis 2001, et il n’y a aucune raison qu’elle ne le reste pas », a assuré le ministre de l’Agriculture, interrogé ce 21 mai 2019 par la sénatrice Nathalie Delattre.

Selon Didier Guillaume, « cette augmentation résulte notamment de la meilleure surveillance des zones et d’une amélioration de la qualité des dépistages : aujourd’hui les tests qui sont faits permettent d’avoir des retours plus fins, et des dépistages plus nombreux ».

« Le ministère et ses services font tout pour que la France reste indemne », le plan national mis en place en 2017 pour lutter contre la maladie « continue à se déployer » et « tous les services privés, publics, les fédérations de chasse travaillent entre eux », selon le ministre.

20 millions d’euros mobilisés

Par ailleurs, le ministère a mobilisé « 20 millions d’euros dédiés d’ores et déjà à l’indemnisation de ces foyers », a-t-il ajouté. Outre la Nouvelle Aquitaine, des foyers ont été détectés à la frontière entre l’Orne et le Calvados, en Corse et en Côte-d’Or.

La tuberculose bovine est une maladie causée par Mycobacterium bovis, capable d’infecter de nombreuses espèces de ruminants (principalement bovins et cervidés), mais aussi les sangliers, blaireaux ou renards, selon l’Anses. Pour éviter tout risque pour l’homme, les services vétérinaires réalisent une inspection systématique des animaux après abattage.

AFP