La conférence de presse de présentation du Salon international de l’agriculture (Sia) s’est déroulée à Paris, le 7 janvier 2016. Cette 53e édition ouvrira ses portes du 27 février au 6 mars, au parc des expositions de la porte de Versailles (Paris), sous le thème « agriculture et alimentation citoyenne ». Thème sur lequel Stéphane Le Foll, présent à la conférence de presse, est vite passé, préférant développer son discours sur les difficultés qui secouent les filières depuis des mois.

« Les agriculteurs ont fait d’immenses progrès dans leurs productions, générant davantage de gains, assure-t-il. Ils ont dû distribuer énormément de ces plus-values, alors qu’elles devraient être conservées dans les exploitations. » Ce que le ministre attend des différents acteurs des filières, c’est qu’ils prennent conscience de l’importance d’une répartition équitable de la valeur entre les maillons.

Le Foll interpelle les fournisseurs de l’agriculture

« Une partie du secteur para-agricole a capté ce surplus, accuse-t-il. Or, on ne peut pas tout distribuer comme ça, courir à la catastrophe, et après demander ce que fait l’État. Ça ne peut pas durer comme ça. Je n’ai pas vu de difficultés chez les distributeurs de phytos, ni de machines. Il va falloir que cela se rééquilibre. Ça ne peut pas aller très bien autour de l’agriculture pendant qu’en son cœur, c’est la crise. »

Le Sia n’échappera donc pas aux tensions qui entourent les productions. Sans compter qu’il plane le risque sanitaire lié à la fièvre catarrhale ovine (FCO) ainsi qu’à la grippe aviaire. « Nous employons le maximum de vigilance pour pouvoir tenir le salon dans des conditions de sécurité sanitaire pour les éleveurs, » assure Jean-Luc Poulain, président du Sia, avant de rappeler que d’ici au 27 février, la situation des maladies sur le territoire peut encore évoluer.

Hélène Chaligne