« Il y a une impérieuse nécessité de transparence des procédures et des actions des Safer », a insisté Sylvain Maestracci, adjoint au sous-directeur des entreprises agricoles au ministère de l'Agriculture, en clôture du congrès des Safer, le 28 novembre 2014 à Dijon.

Avec le renforcement de leurs pouvoirs inscrit dans la loi d'avenir agricole (préemption de 100 % des parts sociales, démembrement de propriété et dissociation du foncier et du bâti), les Safer se sont vues imposer de nombreuses contreparties : pacte d'avenir (partenariat avec le ministère de l'Agriculture pour la mise en oeuvre de la loi d'avenir), redéfinition de la tête de réseau (FNSafer et Terres d'Europe-SCAFR), fonds de péréquation, gouvernance partagée, consultation locale, document d'engagement prospectif (PPAS), comptabilité analytique.

« Nous n'avons aucun soupçon de malversation, a insisté Sylvain Maestracci. Quand on n'a rien à craindre, on le démontre. » Ces dispositifs devront répondre aux controverses sur les Safer, notamment soulevées par la Cour des comptes au début de l'année 2014. « La transparence est avant tout une attente sociétale. Les Safer doivent communiquer sur leurs actions pour être mieux comprises », a conclu le représentant du ministère de l'Agriculture.

Pauline Bourdois