Les revenus prévisionnels pour l'aviculture doivent être « interprétés avec beaucoup de précaution », indique la CFA (Confédération française de l'aviculture), jeudi dans un communiqué.

Ainsi, « la progression de la valeur de la production et des résultats des exploitations hors sol recouvre, pour les élevages avicoles, des situations très diverses ».

Pour l'aviculture, cette hausse de la valeur de la production est « essentiellement due à la situation très particulière en 2012 de la production d'oeufs », explique la CFA. « La mise aux normes des élevages de pondeuses a entraîné une diminution temporaire de la production provoquant une hausse importante des cotations “spot” qui ne se retrouve pas forcément dans les prix à la production. Et il faut rappeler que cette remontée des prix est intervenue après deux années de crise », ajoute l'organisation syndicale.

Pour les volailles de chair, « comme le souligne le bureau des statistiques du ministère de l'Agriculture, la modeste hausse des prix ne couvre pas celle des charges ».

« Cela montre bien que les fortes hausses des coûts de production en 2012 n'ont pas pu être répercutées intégralement par la filière », ajoute la CFA.