Les nuages sont devenus fous. En mars et en avril, ils ont déversé en quelques semaines plus de la moitié des pluies de l’année, et depuis, plus rien. « L’implantation des cultures de printemps est restée superficielle, observe Claude Cochonneau, Le président de l’APCA. Les plantes n’ont pas eu besoin de descendre pour chercher l’humidité ».
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Les nuages sont devenus fous. En mars et en avril, ils ont déversé en quelques semaines plus de la moitié des pluies de l’année, et depuis, plus rien. « L’implantation des cultures de printemps est restée superficielle, observe Claude Cochonneau, Le président de l’APCA. Les plantes n’ont pas eu besoin de descendre pour chercher l’humidité ».

L’effet des épisodes de chaleur et de sécheresse n’en est que plus rude, « Les indicateurs de pousse de l’herbe, ajoute-t-il, montrent un déficit marqué dans les régions de l’est », des régions au climat continental, qui sont normalement plutôt privilégiées en termes de pluviométrie à cette époque de l’année.

Savoir sans pouvoir

Des solutions existent pour gérer l’eau de manière plus régulière tout au long de l’année. « C’est une campagne qui montre l’utilité des réserves collinaires », souligne Claude Cochonneau. Mais de nombreux freins empêchent les exploitants de mener à bien leurs projets de retenues.

Pour Claude Cochonneau, l’année 2018 montre l’intérêt des retenues d’eau. © © Rosanne Aries

« C’est la croix et la bannière, dénonce-t-il, et c’est une hérésie par rapport à la pluie qui tombe ». Nos voisins espagnols, avec des précipitations bien plus rares, ont appris depuis longtemps à stocker l’eau en prévision de périodes difficiles.

Un enjeu au cœur des luttes ministérielles

Au cours de discussions la semaine dernière avec les chambres, le ministère de l’Agriculture, Stéphane Travert, a semblé plutôt favorable au développement des retenues. « C’est du côté du ministère de l’Environnement que ça bloque », estime Claude Cochonneau.

Les associations environnementales font souvent avorter les projets au nom de la modification du milieu naturel. Pourtant, les retenues permettraient d’épargner les conséquences des pics de crue à de nombreux villages.

Ivan Logvenoff