Alors que la préfecture du Lot-et-Garonne devrait retirer l’arrêté qui autorise le lancement des travaux de la retenue de Caussade, Irrigants de France apporte sans réserve son soutien au projet du lac de Caussade.

Un projet responsable

L’association rappelle que les exploitants se sont « engagés sur plusieurs mesures environnementales pour concilier préservation de la ressource et rentabilité économique », et notamment sur le pilotage de l’irrigation ou « le maintien de la biodiversité sur le site ». Elle salue également le processus de concertation qui s’inscrit, selon elle, « dans une véritable démarche de territoire ».

Eric Frétillère, président de l’association, dénonce lui aussi le retrait de l’autorisation préfectorale, « ce projet étant cohérent avec les objectifs affichés à l’occasion des Assises de l’eau ». Les assises seront ainsi, selon le service presse de l’association, « une occasion de remettre le sujet à plat ».

Problèmes locaux, enjeux nationaux

Les procédures pour obtenir les autorisations de projets de retenues sont aujourd’hui extrêmement complexes, avec des coûts d’étude pouvant s’élever jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros. « Les exploitants ont besoin de clarification et de simplification », estime M. Espagnol, animateur chez Irrigants de France.

Il rappelle également que « la genèse de Caussade date de 1992, et de 2005 dans son format actuel ». Pourtant, ni cette longévité, ni l’accord formel des pouvoirs publics à l’issu de la concertation, n’ont suffi à garantir la mise en œuvre concrète du projet. « Il faut de la stabilité, dénonce M. Espagnol, sinon les producteurs ne pourront plus s’engager ».

Pour Irrigants de France, l’objectif des retenues est bien de créer de nouvelles ressources en eau. Elles seules permettront aux agriculteurs de résoudre le problème de répartition de pluviométrie qui se pose en France, bien différent, répètent les représentants de l’association, d’une véritable pénurie.

Ivan Logvenoff